Alberta's Provincial Historic Sites, Interpretive Centres and Museums
Father Lacombe Chapel

Les Métis

« Les [Métis] sont des "voyageurs" infatigables et sans crainte. Ils possèdent aussi, dans une grande mesure, le sens très précieux de pouvoir se guider eux-mêmes dans les forêts et les prairies sans boussole avec seulement leurs instincts naturels … Ils sont très intelligents et rapides pour apprendre… Ils sont généreux jusqu’à la prodigalité et se privent volontiers du nécessaire pour aider les autres… Leur hospitalité est partout proverbiale. »

Quote- Père Lacombe, au sujet des Métis

L’histoire des débuts de l’Ouest canadien a été certainement façonnée par les Métis, une communauté culturelle distincte née de l’union des traiteurs de fourrures euro-canadiens et des femmes autochtones. Les Métis nés de pères francophones parlaient français et souvent cri, ils étaient de fervents catholiques romains ; leur style de vie à moitié nomade et leurs pratiques sociales et économiques avaient été forgés par les exigences de la traite des fourrures. En plus de fournir la main d’œuvre pour obtenir et échanger les fourrures, ils étaient aussi les premiers approvisionneurs de la traite, produisant des tonnes de pemmican - un mélange de viande de bison et de baies – nécessaire pour maintenir la traite. Le fondement de la société métisse était la chasse aux bisons, une campagne organisée rigidement qui non seulement fournissait des ressources vitales pour la subsistance et la traite, mais aussi renforçait l’identité communautaire, les formes d’administration sociale et une éthique de liberté, audace et courage. Entre les années 1810 et 1860, quelques Métis quittèrent la Rivière Rouge et s’établirent dans le Nord-Ouest, parmi eux se trouvait la communauté qui s’assembla à la mission du Lac Ste-Anne et à l’établissement qui se développa au Grand Lac, juste à l’ouest de St-Albert.

Les premiers habitants de St-Albert étaient surtout des Métis du Lac Ste-Anne ayant suivi le Père Lacombe à la nouvelle mission après sa fondation en 1861. Les Métis de St-Albert construisirent les premiers édifices de cette communauté ; leur travail comme chasseurs, transporteurs, guides et manœuvres était indispensable au premier développement de la mission. Au début de l’histoire de St-Albert, les Métis continuèrent à avoir un style de vie à moitié nomade. Ils pratiquaient l’agriculture, mais continuaient à participer aux chasses aux bisons. L’établissement aurait été en grande partie vide pendant la chasse car les chasseurs métis et leurs familles voyageaient dans les plaines, accompagnés par au moins un prêtre. Lorsque le nombre des bisons diminua, les Métis de St-Albert se concentrèrent de plus en plus à adopter un style de vie agricole. Vers 1871 St-Albert avait une des plus grandes populations métisses de l’Ouest canadien. En tant que descendants des Euro-Canadiens et des Premières Nations, de cultivateurs et de chasseurs de bison, les Métis se tenaient à cheval entre les cultures et faisaient un pont historique entre la période de la traite des fourrures et la période des établissements dans l’Ouest canadien.




Last reviewed/revised: March 18, 2016
Red River Cart

Charrette de la Rivière Rouge.
Photo: Archives provinciales de l’Alberta, A1321

Oblate farm

Récoltes, ferme oblate, avant 1900.
Photo: Missionnaires Oblats, fonds Grandin aux Archives provinciales de l’Alberta, OB34245

Olivier Bellerose

Olivier Bellerose, un des premiers colons métis de St-Albert.
Photo: Musée Héritage Museum, fonds de la Société historique de St-Albert, P975.39