Alberta's Provincial Historic Sites, Interpretive Centres and Museums
Father Lacombe Chapel

L’établissement de St-Albert

« [St-Albert est] une petite colonie de quelques vingt maisons, construites sue une pente près d’un petit lac et d’une rivière. Un grand pont en bois traversait cette dernière, seule structure de cette sorte que nous avions trouvée sur le territoire de la Baie d’Hudson. La maison du prêtre était un joli édifice blanc, entouré d’un jardin et à côté de la chapelle, de l’école et du couvent… nous nous sommes promenés autour de l’établissement en compagnie de notre hôte [Père Lacombe]. Il nous montra plusieurs fermes très respectables avec de riches champs de blé, de nombreux chevaux et des troupeaux de bétail gras … En tout c’était la plus prospère communauté que nous avions vue depuis notre départ de la Rivière Rouge. »

Quote- Lord Milton et Walter Cheadle, 1863

Le développement de l’établissement de St-Albert pendant les années 1860 était extraordinaire. Même si la communauté connaissait des difficultés à cause d’échecs agricoles et de chasses aux bisons peu productives, elle produisait assez de solides récoltes et attirait l’attention de façon assez positive pour amener de nouveaux fermiers. Plus de familles métisses du Lac Ste-Anne arrivèrent en 1863 et en décembre 1864, la population avait augmenté jusqu’à atteindre environ 300 personnes. Pendant les années suivantes, des centaines d’autres personnes arrivèrent encore et vers 1870, St-Albert avait environ 1 000 résidents dont la vaste majorité était des Métis. Les terres de la communauté étaient organisées selon le type de division de terrain près des rivières utilisé par les Métis et les Canadiens-Français; la population majoritairement métisse suivait un style de vie basé à la fois sur l’agriculture et la chasse aux bisons. L’établissement de St-Albert comme siège épiscopal en 1871 augmenta le prestige de la communauté, ce qui amènerait au cours des années suivantes un grand nombre de fonds, de travailleurs missionnaires et d’illustres visiteurs. En 1871, seulement 10 ans après sa fondation, St-Albert était devenu l’établissement le plus peuplé et le plus important pour l’agriculture entre la Rivière Rouge et Vancouver.

Pendant les deux décennies suivantes, la population de St-Albert se diversifia. Tandis que la communauté restait largement métisse, de plus en plus de Canadiens-Français et d’Ontariens anglophones immigrèrent à St-Albert. Ces changements démographiques associés à la diminution rapide du nombre de bisons résultèrent en une attention plus grande accordée à l’agriculture dans le district de St-Albert. Vers 1885 l’établissement témoignait des changements ayant pris place dans une grande partie de l’Ouest canadien. Tandis que le système de division des terres en longues parcelles de terrain assurant à chaque occupant l’accès à la rivière, la zone religieuse sur la Colline de la Mission et la grande population de fermiers métis montraient les origines de la communauté, le nombre grandissant de fermiers non-métis et l’accent accru mis sur l’agriculture, comme activité centrale économique de la communauté, montraient les changements survenus dans une grande partie du Nord-Ouest alors que la région passait de la traite des fourrures et de la chasse aux bisons à l’époque des établissements agricoles.

Plan of St. Albert Settlement, 1884

Plan de l’établissement de St-Albert, 1884.
Photo: Missionnaires Oblats, fonds Grandin aux Archives provinciales de l’Alberta, Set-229




Last reviewed/revised: March 18, 2016
View of the village and the hill

Vue du village et de la colline, [années 1920].
Photo: Missionnaires Oblats, fonds Grandin aux Archives provinciales de l’Alberta, OB1719

First Town Council

Premier conseil de ville de St-Albert avec N. Asselin, Fleury Perron, Henry Cunningham, Lucien Boudreau (debout), David Chevigny, Chery Heber (maire), Joseph Leonard, daté de 1902 mais devrait être 1904.
Photo: Missionnaires Oblats, fonds Grandin aux Archives provinciales de l’Alberta, OB1955